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 Origine du Réseau

Historique

  • Dimanche 03/07/2005
  • 17:59
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Qui sommes nous ?

 Des professionnels en santé mentale, désireux de promouvoir la santé mentale communautaire dans les pays de l’Océan Indien, et signataires de la Charte d’intentions pour la santé mentale élaborée en juin 2003 à Antananarivo.

 

ORIGINE DU RESEAU : HISTORIQUE


1995 ANTANANARIVO : PREMIERES RENCONTRES REGIONALES
SUR LA SANTE MENTALE DANS L’OCEAN INDIEN.

Les réflexions menées lors de ces journées de travail, avaient abouti à la conclusion que pour mettre en œuvre une véritable politique de santé mentale dans les pays de l’Océan Indien, il fallait disposer de données épidémiologiques sur la prévalence des troubles mentaux en population générale, données jusque là totalement absentes. Dès lors germait l’idée de lancer une enquête épidémiologique en population générale sur ce thème de la santé mentale, enquête qui s’est voulu d’emblée multicentrique et comparative, en comprenant des sites de l’Océan Indien et des sites de diverses régions françaises.
Autre originalité de la démarche, cette enquête a voulu dès le départ prendre en compte les représentations culturelles et sociologiques de la maladie mentale par un questionnaire spécifique, dont les items choisis avaient été travaillés avec la collaboration de divers anthropologues.


La réalisation de cette enquête, dont la méthodologie s’est voulu rigoureuse a pu se faire à partir de l’année en 1999, à Madagascar sur deux sites : Antananarivo et Mahajunga, à l’Île Maurice, à la Grande Comore, et à la Réunion. Les résultats ont été publiés en 2001 et pour des raisons de logistique, n’ont pu être restitués de façon régionale comme cela était prévu dès le départ de l’enquête.

JUIN 2003 ANTANANARIVO : DEUXIEMES RENCONTRES REGIONALES
SUR LA SANTE MENTALE DANS L’OCEAN INDIEN.

Les pays concernés directement par l’enquête réalisée, Les Comores, Maurice, Madagascar, la Réunion ont été représentés ainsi que Mayotte. Ont été invités à participer mais n’ont pu le faire par manque de moyens, les Seychelles, et le Mozambique.
Les pays de l’Océan Indien ont des degrés divers de développement, et des moyens financiers à consacrer à la santé mentale, fort différents.
Toutefois, tous ont le souci de développer les soins en santé mentale communautaire, les malades mentaux se trouvant de fait parmi les plus pauvres des plus pauvres de par la stigmatisation et l’exclusion dont ils sont l’objet. N’oublions pas non plus que dans les pays où manquent des structures de soins et des soignants pour ces pathologies, la prise en charge repose pratiquement entièrement sur les familles qui peuvent en être grandement affectées.
De par le manque de personnels médicaux et paramédicaux formés suffisamment dans la prise en charge des malades mentaux dans la plupart des pays de la zone, il en résulte, que ces malades souvent ne sont pas pris en charge de manière correcte, avec les conséquences en morbidité mises en évidence par l’OMS en 2001, dans son rapport sur la santé mentale dans le monde.
Les buts de ces deuxièmes rencontres régionales étaient notamment :
- de permettre la mise en place d’un réseau régional, en santé mentale communautaire
- d’élaborer en commun un programme de formation pluriannuel de personnel médical et paramédical, tenant compte de toutes les données particulières de chaque pays de la zone.
- d’organiser la mise en place de séminaires régionaux d’évaluation des pratiques en santé mentale communautaire, et de recherche action sur les spécificités culturelles liées aux représentations de la maladie mentale.

L’origine de ce réseau est donc
l’une des conséquences directes de ces deuxièmes rencontres régionales